Ce projet concerne la rénovation de l'ancien presbytère de la commune de Sainte Marguerite Lafigère en un établissement d'accueil touristique et deux logements. Il est lauréat de l'appel à projet "Défibat" lancé par la région Rhône Alpes et l'ADEME en 2015.
Le projet s'inscrit dans une démarche de rénovation durable, avec une accessibilité aux personnes à mobilité réduite prise en compte et avec la volonté préserver la présence et l'accès des chauves souris dans les combles. Le bâtiment principal (murs et toiture) attenant à l'église a été isolé avec de la ouate de cellulose. En parallèle, une isolation de la dalle du plancher bas a été mise en œuvre sous la chape. Enfin, une extension en bois a été construite. Les menuiseries existantes ont été remplacées par des menuiseries en bois à double vitrage. Côté équipement, une pompe à chaleur air/eau associée à des radiateurs assure le chauffage du bâtiment. La production d'ECS est réalisée par des ballons électriques dans la partie tertiaire et par un ballon thermodynamique sur air extrait pour les logements. Enfin, le renouvellement de l'air est réalisé par une ventilation mécanique hygroréglable de type A dans le logement et par un système double flux compact associé à une modulation des débits sur CO2. Cette fiche décrit les solutions techniques et économiques retenues par le maître d'ouvrage. |

- Maître d'ouvrageMairie de Sainte Marguerite LafigèreLe Village 07140 Sainte Marguerite Lafigère04 66 69 86 75
- ArchitectePascale GuilletMoulin de Modène 07110 Laboulepascale.guillet-archi@orange.fr04 75 88 96 53 - 06 86 12 17 83
- ArchitecteTamtam Architecture14 Rue de l'Houmé 07200 Saint-Privattamtamarchitecture@free.fr04 75 37 62 03
- Bureau d'études thermiquesKalisaya425 du chemin des traverses 07200 Lachapelle sous Aubenasjquesada@kalisaya-ingenierie.fr04 75 89 51 37
- PartenaireRégion Auvergne-Rhône-Alpes
- PartenaireDirection Régionale de l'ADEME Auvergne-Rhône-Alpes
Remplacement de la ventilation mécanique simple flux par une ventilation mécanique hygroréglable de type A dans le logement
- 5,65 W/m² avec interrupteur dans la partie tertiaire
- 2 W/m² pour le logement
Le confort d'été est caractérisé par la Température Intérieure Conventionnelle (Tic) du projet et celle de la réglementation en vigueur :
La prise en compte de l'orientation des baies, leurs tailles et leurs protections, l'exposition du bâtiment (vent, soleil), l'organisation des espaces intérieurs, la couleur et la nature du revêtement des parois sont autant de leviers à actionner en phase conception.
Par ailleurs, la réduction des apports internes (occupants, bureautique, ECS, éclairage,..) associée à une optimisation des scénarios d’occupation et d’utilisation des équipements permet également d’améliorer le confort d’été.
Ce bâtiment se caractérise par une inertie thermique lourde, une isolation performante de l’enveloppe (Ubat : 0,51 W/(m².K)).
Au-delà des solutions techniques mises en œuvre, la prise en compte des besoins, la co-conception et le comportement des usagers et des professionnels sont des leviers indispensables à la réussite des actions en faveur d’une amélioration du confort d’été.
Enfin, au niveau de la parcelle, la végétalisation, la nature et la couleur des revêtements des sols impactent également la perception du confort d'été.
Protection mobile : absence de protection mobile
Facteur solaire : 0.32
Surface vitrée : 5.42 % de la Shab
Au-delà des enseignements économiques présentés dans ce retour d'expérience, la rénovation basse consommation génère des externalités positives telles qu'une réduction des consommations énergétiques et une augmentation de la valeur patrimoniale du bien autour de 10%. Elle améliore également le confort (thermique, acoustique, ....) au quotidien et réduit l'exposition aux risques de pathologies (respiratoire, ostéo-articulaire, ..) avec un système de ventilation performant et contrôlé. Enfin, elle réduit votre exposition à l'augmentation des coûts de l'énergie sur le long terme.
Les montants associés à la maîtrise d’œuvre inclus le coût de l'étude énergétique
En parallèle, le projet a été financé par :
- l'Etat: 80 000 €
- La Région: 50 000 €
- Le Département: 80 000 €
- La Communauté de communes: 15 000 €
- Le Parc des Monts d'Ardèche: 3 000 €
- Le FIBOIS: 32 000 €
- L'ADEME: 27 600 €
- des emprunts : 100 000 €
- les fonds propres de la commune: 21 195 €